Vivre à Yagon en Birmanie, top voyage Asie 2015

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Cette semaine, on vous gâte avec plein de bonnes choses. On va en super weekend festif avec Perrine, qui est venue en studio nous faire le résumé de ses dernières escapades en Asie. On parle de sa toute dernière découverte : l’île de Perhentian en Malaisie et ses mille et une trouvailles extravagantes. Ensuite, on va rejoindre Alban à Yagon. Un français opportuniste qui a trouvé du travail au Myanmar sur internet. Il nous parle de sa vie quotidienne et des vraies choses qu’on voit et qu’on doit savoir sur la Birmanie d’aujourd’hui.

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Cet article et ce podcast est paru originalement sur Getlostinasia.com

 

On va se dire les vraies affaires, je suis un peu en retard dans mes mises à jour. Alors j’ai décidé de ne pas m’en faire et de vous offrir une version de près de 2 heures de Perdu en Asie. C’est presque un « radio show » intégral comme celui que vous pouvez entendre sur les ondes d’undergroundquebec.com tous les jeudis à 19h (heure de l’est ou de Montréal Canada UTC-5).

Singapore during Deepavali

Singapore during Deepavali by Flying Cloud, on Flickr

 
Cette semaine, mercredi à Singapour c’était le Deepavali, la fête de la lumière, une fête hindoue.
Les jours fériés ou les jours de congé national sont associés aux grandes religions et cultures des habitants de Singapour. Chacunes d’entre elles a ses congés : les chrétiens, les musulmans et les hindous. C’est une vraie massala de cultures et de croyances. Un drôle de pays très protocolaire, contrôlé, mais aussi ouvert et bigarré. Moi dans l’ensemble, je fais ma petite affaire et ça me plait. En 4 ans, je n’ai jamais eu un seul problème. D’ailleurs, je n’ai jamais vu les policiers agir avec zèle et contrôler les gens sans raison. Une chose spéciale ici, c’est que les Singapouriens chinois se servent du rez-de-chaussée des immeubles d’habitations publics (HDB) pour leurs funérailles, et les Singapouriens malaisiens s’en servent pour leurs mariages, toute une dualité. Les religions vivent en paix et c’est tant mieux.Sur le groupe Facebook des amoureux de la culture du Laos, j’ai vu une question, à savoir si l’on pouvait conduire légalement au Laos en utilisant son permis normal de son pays d’origine ou avec le permis international. Selon notre ami Tony, retraité depuis plus de 15 ans au Laos, ça fonctionne, mais les policiers vous diront que ça ne marche pas pour vous soutirer un peu d’argent, un 50 cents ou un dollar pour payer leur bière au bar en bambou du coin après leur journée de travail. Si vous prévoyez de conduire régulièrement pour plus de 3 semaines au Laos, je vous conseille de souscrire une assurance comme Toko Marine ou AGL assurance qui vous aideront à régler certains problèmes en cas d’accident. N’oubliez pas que tous les papiers et les communications officielles seront en lao, et en tant qu’étranger vous serez toujours coupable même si tout laisse croire que non.

comment Perhentian iles malaisie

Les choix de voyage en Asie en 2015 selon Perrine

Le « drink » du moment de Perrine

vivre en birmanie yangon myanmar

Le White Russian

INGRÉDIENTS
1 1/2 oz de vodka
3/4 once de liqueur de café Kahlua
3/4 once de lait ou crème

Temps de préparation : 3 minutes
Temps total : 3 minutes

PRÉPARATION
Verser les ingrédients dans un verre « old-fashioned »
rempli de glace.
Remuez bien.

Perrine, notre super collaboratrice, a des admirateurs. Certains de nos auditeurs nous témoignent leur amour pour les chroniques et les découvertes de Perrine sur Singapour et ses alentours. On vous a entendu, et soyez sûr qu’on va mettre tous les éléments convaincants possibles, voir un gros sac d’argent (des millions de kips lao), pour avoir cette charmante épicurienne plus souvent dans le podcast.

Perrine nous raconte comment elle a changé d’emploi à Singapour. Toujours utile de savoir comment trouver un emploi, mais comment changer d’emploi, c’est aussi important à savoir et peu de gens nous en parlent.

Les dernières découvertes de Perrine en Asie sont :

  • le White Russian
  • les pool parties
  • le night festival de Singapour
  • faire la fête pendant la World Cup avec les potes à Singapour

l’ile de Perenthian en Malaisie

Sa dernière destination coup de cœur : l’île de Perhentian en Malaisie
L’île est située au nord-est de la Malaisie, près de la frontière thaïlandaise. Il y a maintenant un vol budget direct de Singapour. Des îles paradisiaques avec une eau turquoise cristalline, des gens sympathiques, une vue imprenable sur la mer, des activités sportives comme la plongée et le snorkling.

Les îles Perhentian (Pulau Perhentian en malais) se trouvent à environ 10 miles nautiques (19 km) au large de la côte nord-est de la Malaisie occidentale, dans l’état de Terengganu.

Les deux îles principales sont Perhentian Besar (« Grand Perhentian ») et Perhentian Kecil (« Petit Perhentian »). Les petites îles inhabitées de Susu Dara (Virgin lait), Serenggeh et Rawa se trouvent au large de Kecil. – Wikipedia

Perhentian islands

Pour se rendre sur les îles Perhentian en Malaisie

Les vols :

Volez avec Malaysia Airline, Air Asia ou Fireflyz de Kuala Lumpur à Kuala Terengganu ou Kota Bahru (45 minutes). Après arrivée à l’aéroport, prendre le bus ou un taxi pour la jetée de Kuala Besut. Le voyage prend environ 1 heure et demie depuis l’aéroport de Kuala Terengganu / 1 heure depuis l’aéroport de Kota Kinabalu.

De Singapour :

Air Asia vol AK914 vers Kota Bharu 9:10 et 10:30 lun, mer, ven et dim
Air Asia vol AK902 vers Terengganu 9:10 et 10:35 mar, mer, jeu et sam

 Par la route

Vous pouvez monter à bord d’un autocar de nuit qui part de Kuala Lumpur (8 heures), de Singapour (9,5 heures), de Johor Bahru (9 heures), de Penang (8 heures), etc., et arriver à Kuala Terengganu, terminal de bus de Tanjung, vers 6h00 le lendemain matin.

 

Vivre et travailler en Birmanie ou Myanmar

 

vivre et travailler a yangon

https://www.flickr.com/photos/jasoneppink/8429337022

On s’entretient avec Alban, un expatrié français qui s’est trouvé du boulot au Myanmar sur internet à partir de la France. Le veinard. On parle de sa vie quotidienne dans ce pays d’Asie du Sud-Est en pleine émergence.

Voici quelques extraits marquants de cette entrevue :

Le pays n’est pas accessible dans sa totalité, 50 % du pays est interdit aux étrangers, il y a des coins sombres où il n’est pas recommandé à quiconque de s’y aventurer.

Les communications mobiles étaient très dispendieuses voilà à peine quelque années.

Pour donner un exemple, la directrice d’où je travaille, sa carte SIM elle l’a payée 5 000 dollars il y a 5 ans. J’ai une collègue, la carte SIM qu’elle a achetée voilà 2 ans, elle l’a payée 2 000 dollars. La mienne, je l’ai payée à peu près 160 dollars. Et là aujourd’hui, Oredoo, ils ont lancé leur carte sim à 1 500 kyat, donc à peu près 2 dollars. EPT, la compagnie de l’État, a réduit ses tarifs aussi, et maintenant c’est 1 500 kyat, donc le même prix. C’est juste pour dire que l’État contrôlait tout, on ajoute un joueur et les prix descendent de 1 000 %

Alban : C’est vrai que la Birmanie, ce n’est pas évident. Je rejoins ce que disait l’autre entrevue sur ton site (Info-Birmanie) où effectivement c’est des grosses compagnies qui viennent s’implanter ici. Alors, mettre un pied ici et arriver à trouver un emploi et s’installer dans le pays, ce n’est pas facile. Après, il y a des gens qui arrivent ici en consultant, ça se développe.

Bobby : J’ai un copain québécois ici à Singapour et je sais que dernièrement il y allait assez souvent parce qu’il y a des genres de foires à l’emploi. Même à Singapour ils essaient de ramener les gens qualifiés du Myanmar qui travaillent ici pour les faire retourner au pays.

Alban : Il y a une grosse diaspora birmane. Il y a en à Singapour, il y en a aussi en Malaisie, au Qatar et à Dubaï. Le challenge, c’est de faire revenir cette main-d’œuvre qualifiée qui viendra apporter son savoir-faire au pays.
 

yangon_dany13.jpg

http://www.flickr.com/photos/dany13/7181922960

Alban : J’étais venu il y a 3 ans, en 2011, c’est-à-dire au moment où les militaires ont défroqué. Lorsqu’ils ont troqué leurs habits militaires pour des habits civils. C’était une période de transition et ça m’avait beaucoup plu. Ça m’avait laissé un très bon souvenir. Si l’opportunité se présentait à l’époque d’y aller, j’y serais retourné. L’opportunité s’est présentée, alors j’y suis retourné avec plaisir.

Bobby : C’est un bon coup, parce que l’Asie, il y a beaucoup de gens qui y pensent mais surtout les faciles, surtout la Thaïlande. Bangkok, je pense que 50 % des gens pensent que ça va être plus facile. Toutes les belles attractions sont là-bas. C’est plus facile à vendre : la plage, les fruits, la mégapole avec le gros lifestyle.

 

 
Alban : Je suis venu comme touriste il y a 3 ans. J’ai fait le classique Rangoon, Mandalay, Lac Inle, Bagan, je suis allé au nord-est de la Birmanie en allant vers la frontière chinoise.

Bobby : Il n’y a pas Mong La dans ce coin-là, la ville de fou.

Alban : Non. Mong La, il y a un problème. Je ne suis pas sûr de savoir comment on y accède. Je crois que c’est depuis l’aéroport de « Khartoum », mais je ne suis pas sûr. Et de 2, là-bas il faut avoir des yuans, en fait ils n’utilisent pas le kyat, tout se paie en yuan, la monnaie chinoise.

Bobby : C’est comme un « no man’s land chinois ».

Alban : C’est ça, c’est exactement ça, c’est un « no man’s land » en Bimanie pour les touristes chinois, avec un trafic en tout genre.

Bobby : C’est peut-être mieux de ne pas y aller.

Alban : Bizarrement, moi oui, ça m’intéresserait d’y aller juste pour voir une ou deux nuits, pour faire un tour, mais pas nécessairement pour aller voir les bordels parce ce n’est pas très recommandé.

Bobby : Tu verras, peut-être que tu connaîtras quelqu’un qui connait la passe-passe, mais tout seul comme ça en aventurier, demander « sais-tu c’est où ? »… Moi je ne suis pas sûr.

Alban : Je n’ai jamais vu personne demander comment accéder à Mong La.

Bobby : Exact, si ça ne vient pas naturellement, ça doit être un vrai « no man’s land ». Ça risque d’être comme dans les films de western, tu entres, tout s’arrête et les gens te regardent.

Alban : Mandalay est la ville la plus chinoise, ça n’a aucune âme ni aucun intérêt. Par contre, Rangoon, c’est plus intéressant. Il y a pas mal de bâtiment coloniaux, etc. Ça reste l’ancienne capitale, parce que maintenant c’est Naypyidaw. Mais l’ancienne capitale est surtout la capitale économique de la Birmanie. En fait, quand je suis venu il y a 3 ans, c’est une ville que je n’avais pas aimée du tout, comme beaucoup de touriste. Parce qu’on trouve que c’est fatigant. Et le fait d’y vivre, ça laisse le temps de trouver les coins un peu plus sympas, plus calmes, et au final c’est une ville sympathique. On prend l’habitude des embouteillages et des trottoirs défoncés, on s’y fait.

 

 

Bobby : Rangoon, ça ressemble à quoi les rues le soir, est-ce qu’il y a de l’animation comme Bangkok : du streetfood, des chiens errants et des bars à filles ? En fait, c’est quel genre de ville ?

Alban : Les bars à filles, si tu veux, je te donne les adresses pour la prochaine fois quand tu viens. En fait il y a du streetfood dans les rues, il n’y a pas de problèmes, mais il y a les problèmes gastriques qui viennent avec. En fait, c’est très marrant parce que ça vit jusqu’à 21h, et à partir de 21h ou 22h, les rues deviennent mortes.

Les Birmans sont des gens plutôt souriants et joviaux. C’est propre à toute l’Asie. Quand j’étais au Cambodge, c’était pareil malgré l’épuration par les Khmers rouges, il vivaient leur vie quoi.

Bobby : La Birmanie reste un des plus gros producteurs d’opium au monde. Malgré ce que le gouvernement peut en dire.

Alban : Il n’y a pas longtemps, dans un journal local, le Myanmar Times, ils disaient qu’ils avaient fait une saisie de plus de 2 millions de pilules d’ectasy. Ils montrent les 2 millions de capsules qu’ils ont saisies, mais il y en a 20 autres qui passent derrière.

Les liens de cette épisode Vivre et travailler en Birmanie

Alban conseille un livre : Birmane de Christophe Ono-dit-Biot

En 2007, il publie Birmane, un roman conçu comme un hommage à la Birmanie, « l’enfer beau » qui le hante, mais oublié du monde. Birmane raconte comment César, un jeune homme décidé à changer le cours de sa vie, part pour décrocher l’interview du dernier seigneur de l’opium, Khun Sa, et voit tous ses repères voler en éclats dans ce pays aussi oppressant que fascinant. De la jeunesse dorée de Rangoon aux villes-casinos du Triangle d’or, des médecins humanitaires illuminés aux ethnies oubliées de la vallée des Rubis, Birmane est l’itinéraire romanesque d’un héros de notre temps en même temps qu’une découverte en profondeur d’un pays qui souffre alors dans l’ignorance générale. Sorti quelques semaines avant le soulèvement des bonzes réprimés par la junte birmane. – http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Ono-dit-Biot

Quelques liens d’intérêt sur la Birmanie

22_myanmar_retour_voyage_feat

Quelques articles et podcasts sur l’Asie de Sud-Est susceptibles de vous intéresser

Les autres apparitions de Perrine dans l’émission :

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bobby Dennie

GetLostinAsia est édité par Bobby Dennie un canadien amoureux de l'Asie basé à Singapour qui couvre le terrain depuis 2007. visitez la page a propos GetLostinAsia is edited by Bobby Dennie a Canadian based in Singapore. I am a South East Asia travelling Junkie.I am writing and discovering asia since 2007.

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  • Pingback: Interview d’un mec Banal | uN BanaL a YanGon()

  • Très intéressant ces quelques lignes sur la Birmanie. C’est un pays qui m’avait aussi fasciné lors de mon voyage et j’avais eu la chance d’y rencontrer quelques expats à Yangon. Je me souviens avoir eu cette discution sur les cartes SIM, sur l’internet, sur la façon de travailler en général à Yangon et sur la vie quotidienne, alors que nous étions dans ce bel appartement tout neuf à l’intérieur et completement défoncé à l’extérieur, avec le petit chemin en terre pour y accéder alors que nous étions pourtant en plein centre ville. Une expérience ! Pas simple tous les jours m’avaient-ils confiés, mais au combien intéressante sur la durée !

    • merci de ton commentaire , oui je ne doute pas un instant que c’était une super expérience, le Myanmar change tres vite, ey peut-etre meme trop vite. Au moins tu aura le souvenir de son passé plus rustique….au plaisir de relire tes commentaires a la prochaine mon ami!