Itinéraire de retour express, Laos vers Bangkok

laos on the river
Je me fais un itinéraire pour être sûr d’être à temps à l’aéroport de Bangkok le 8 juillet au matin. À partir d’ici, c’est plus de mille kilomètres à parcourir en peu de temps dans des conditions pas très confortables. Que voulez-vous? L’avion du Laos vers les autres destinations est cher donc pas dans mon budget de retour.
Arrivé vers les 7 heures du matin. je vais, mettre mon sac en consigne, à la gare explorer la ville et me rendre à l’aéroport vers 21 h
Je dois finir le site web et le dépliant promotionnel de shampoo avant de quitter Luang Prabang. Je mets les bouchées doubles et j’arrive à terminer à peu de détail près l’ensemble des projets. Merci! à Pearlyn pour la correction de mon anglais qui n’est pas parfait. M. shampoo et moi somme vraiment satisfait de la copie imprimé de son nouveau dépliant publicitaire. Beaucoup plus professionnel que son cahier promotionnel précédent.
Je n’ai plus un instant à perdre. Je dois aller à la banque chercher mon argent via la cie Western Union pour couvrir mes frais de déplacement jusqu’à l’aéroport de Bangkok en Thaïlande. Je laisse mon ordinateur au soin d’un jeune Français qui m’avait demandé de l’utiliser quelques minutes auparavant.
J’arrive au comptoir Western Union situé à 10 minutes de marche de l’hostel. La préposée au comptoir me fait signe d’attendre, car le réseau informatique est en panne. Le temps passe, les clients s’accumulent, rien ne semble fonctionner, mais tout le monde garde son calme. Les minutes sont longues et interminables. J’aperçois une lao recevoir deux briques de kip de 15 centimètres qu’elle doit soigneusement disposer dans son gigantesque sac à main. Surement l’équivalent d’environ 2000 $. imaginer si c’était comme ça en Amérique on aurais besoins de porte-feuilles roulant. Une heure plus tard, on me remet mon 1 800 000 kips et je peux enfin revenir vers l’hôtel avec une de mes nombreuses étapes de retour réaliser.
Je reviens, comble du malheur mon ordinateur est planté et refuse de repartir. Oh non toute mes fichiers, mes informations, le temps sera long sans lui. Comment pourrai-je écrire de mes nouvelles et fixer mon retour? Je vais composer avec cela pour la suite….
Choisir entre partir ou rester au Laos

Luang Prabang backpacker hostel
Il est 19 h 30, je vais avec Shampoo dans le camion de l’hôtel pour aller chercher deux clients à l’aéroport international de Luang Prabang. Un petit aéroport fonctionnel, mais pas ultra moderne. On attend une trentaine de minutes et une quinzaine de passagers débarque. C’est un minibus ou un avion? Shampoo offre un transport à des voyageurs qui ne savent pas encore où aller. On retourne vers l’hostel avec 5 clients au lieu des 2 prévues initialement. Bravo Monsieur Shampoo votre hôtel et la preuve qu’avec un peu d’effort, de bons prix, des activités et le sourire on peut réussir a s’attirer des clients qui repartent heureux.
Après ma rencontre avec tiger Trails me confirmant qu’il n’y avait pas de poste ouvert avant au moins deux mois. Je commence à penser à retourner chez moi au Canada pour mieux revenir. Mon compte de banque est dans le rouge, mon passeport est presque plein (il ne me reste que 2 pages vierges) et au Canada c’est l’été et il fait chaud. Bref, tout à présent me pousse à partir. C’est avec un pincement au coeur que je me résigne à abandonner une fois de plus mon projet de résider en permanence en Asie du Sud-est. Un emploi m’attend déjà là-bas au pays et il sera plus facile de travailler avec mon partenaire de façon efficace. Préparer de meilleurs plans d’opération et de communication ma prochaine visite en Asie.
Enfin une bonne nouvelle, Shampoo me propose de travailler avec lui sur la promotion de son hôtel et sa compagnie de trekkings Southeastasiabackpackers.com à mon retour du Canada dans 6 mois. Il ne peut m’offrir une fortune en salaire, mais un endroit pour rester, un visa et un permis de travail ce qui m’éviterait de m’affoler a tous les mois avec les satanés visas.
Parlant d’« overstay » je me rends au petit poste d’immigration pour ajouter 10 jours à mon visa. Ici, on a besoin du grand visa autocollant le premier mois et l’on a le droit de le faire étamper 2 fois pour une durée d’un mois avant de ressortir du pays pour obtenir un nouveau visa officiel. Le poste est minuscule et il est ouvert de 10 à 12 et de 14 heures à 16 heures. Il est un quartier général de police et d’immigration. En y allant avant sa date d’expiration on paie 2 $ par jours au lieu de 10 $ d’amendes par jours alors n’oublier pas de vérifier vos dates d’expiration de visa. Ça vous évitera des problèmes et de jeter votre argent à la poubelle. Un douanier-policier est au comptoir, car à Luang Prabang les policiers et les militaires peuvent cumuler plusieurs titres à la fois. Je lui demande une extension de 10 jours. Il regarde mon passeport et il me dit : « il ne te reste pas beaucoup de place ». Il sort du « Liquid paper », je lui dis : « oh non il reste deux autres pages au début ». C’est peine perdue il s’exécute et change les dates de mon extension de visa précédente en moins de 2. Il me fait voir mon passeport, le travail est bien fait, mais je lui demande : « vous êtes sûr que je n’aurais pas de problème en sortant du pays ». Il m’assure que non. Je me dis que je n’ai pas le choix et que les douaniers de la frontière devraient comprendre, car c’est une étampe du poste spécial de Luang Prabang.
Mon billet d’avion est presque confirmé pour le début juillet. Mon idée est de sortir en Thaïlande pour éviter un « overstay » au Laos de nouveau… visiter Chiang Mai, car je n’ai jamais vu cette ville mythique semble-t-il? Après je prendrai le train vers Bangkok pour la somme de 413 bahts (14 $) ou l’avion pour la modique somme de 1300 bahts (44 $). Je vérifie les hôtels sur hostelworld.com. Un bon moyen pour se dénicher un hôtel pas cher, tout en vérifiant le pourcentage de satisfaction et les critiques des voyageurs qui y ont séjourné.
29 juillet je reçois un email de mon partenaire me confirmant mon billet de retour à partir de Bangkok le 8 juillet a 5 h 40 pour la somme de 1200 $ canadien pour retourner directement a Québec. Le temps passe vite et je dois prévoir mon itinéraire et les couts pour être sûr de ne pas rater mon avion. Déjà près de 30 jours que j’attends ma nouvelle carte ATM. Elle est officiellement perdue quelque part dans les abysses administratifs.
Trekking avec et sans éléphant au laos

Je me réveille encore étourdi de la soirée BBQ champêtre bien arrosée à regarder la coupe du monde. J’en ai profité pour demander à mes nouveaux amis américains et néerlandais de me couper les cheveux avec de vulgaires ciseaux de bureau. Content du travail de mes collègues et appuyé par leur sourire de satisfaction, je vais d’un pas chancelant me reposer dans les bras de Morphée. J’ouvre les yeux, oh non! l’horloge me projette en dehors de mon lit a toute vitesse, J’ai à peine le temps d’avaler un café avant de me rendre chez Tiger Trails ou le camion taxi doit partir. J’arrive juste à temps, 8 h 30 pour le départ. On prend les autres clients a leur hôtel et l’on est partie pour 30 minutes sur un chemin de campagne accidenté et poussiéreux vers Ban xieng Lom ou l’éléphant Village est établis au bord de la rivière Nam Khan.
L’endroit est magnifique, l’architecture des bâtiments est un mélange de moderne, de bois précieux et de lao traditionnel. Les aires de repos situé en face de la rivière sont une invitation à un succulent repas avec un superbe panorama sur la rivière et les montagnes environnantes. Le tout préparé au restaurant situé juste à côté.
Ce projet aide à protéger les éléphants et à donner des emplois aux habitants des villages défavorisés des environs. Il offre une demeure confortable, une saine nutrition et un suivi vétérinaire à tous ses résidants. En fait, c’est un bon moyen pour découvrir les éléphants, les montagnes, la faune et la flore du nord du Laos tout en aidant une équipe dévouée à développer des solutions durables pour les pachydermes et les communautés environnantes.
Un « briefing » avant le départ et des panneaux explicatifs nous introduisent à la réalité présente et aux passés tumultueux des éléphants du Laos. L’endroit possède 9 éléphants, dont un plus jeune, qu’on peut monter seul après un petit cours de conduite de base. Les gens sont sympathiques et passionnés par leur métier. L’endroit est bien tenu et les éléphants évoluent dans un environnement sur mesure pour leur bien-être. C’est impressionnant de voir de si grosses bêtes dresser à obéir à de si petits humains.
On attend le retour du trekking sur éléphant des autres membres de mon groupe qui dure environ une heure à travers la jungle et se termine par un bain avec les mastodontes dans la rivière.
On prend quelques provisions des bouteilles d’eau et nous sommes prêts pour le Trekk. 30 min de bateau sur la rivière où l’on rencontre des pêcheurs, des gamins qui prennent un bain, des villages aux maisons tressées de bambou et des buffles d’eau qui se rafraichissent. Un vrai voyage dans le passé ancestral loin de notre société de surconsommation.
On arrive enfin au départ de notre trekking. On traverse la principale ville de ce coin de jungle, un minuscule centre-ville où les maisons de paille côtoient les lignes électriques et les antennes de télé satellite dans une parfaite symphonie d’anachronisme.
On parcourt de beaux sentiers pédestres pas trop accidentés. On entre dans le coeur des montagnes qu’on peut apercevoir de très loin sur la route sinueuse entre Vang Vieng et Luang Prabang. On peut y voir de superbes paysages montagneux, des rizières sauvages où les femmes travaillent d’arrache-pied avec des instruments de fortune. Le trekking est un bon moyen de faire le grand vide, le plein de culture et de rester en forme.
On monte et l’on monte, on semble avoir gravis toute la montagne, mais non encore une autre pente abrupte se présente devant nous. Le soleil à son zénith rend l’ascension encore plus difficile. J’arrive enfin à l’abri au toit de paille. Je m’assois à la table et j’attends les autres. Mon gilet est détrempé comme si j’étais tombé dans une rivière. On casse la croute, on souffle un peu et il est déjà passé midi et je n’ai rien avalé ce matin mis à part un café. À peine, j’ai mordu dans mon sandwich que j’entends mon moteur digestif se mettre en branle. En moins d’une minute, mon repas est déjà du passé. Complètement consumé dans mon système digestif.
On rejoint un petit village qui selon mon guide a une population d’une cinquantaine de résidents. Des maisons rudimentaires faites de feuilles et de bambou. Un Hmong prend sa douche au puits commun et les enfants nous saluent timidement. On se contente de regarder leur quotidien en passant discrètement dans leur village pour ne pas perturber leurs activités. De toute manière, on se sent voyeur et on n’a pas le gout de s’aventurer plus loin.
On continue vers le lit d’une petite rivière, on rencontre des buffles d’eau dans un enclos dissimulé en pleine jungle. La température est suffocante. Nous profitons des plantes à grande feuille pour nous faire des chapeaux quoi de plus écologique et vert?
On stop a une table de maison en bois tressé pour un gouter. Une femme court après ses chèvres dans la montagne. Un sac de tabac traine sur la table. Des feuilles de papier lettre font office de papier à rouler. Quelque chose me dit que ça ne doit être des plus santé. Une radio joue en arrière-plan. Surement alimenté par des piles, car il n’y pas d’électricité ici. On repart pour rejoindre le village Khmu à 30 minutes de marche à travers les sentiers montagneux.
Mon guide qui est d’origine Khmu me renseigne sur les différences qui existent entre le peuple khmu et le peuple Hmong les 2 principales tribus des montagnes du Laos. Il est venu étudier en 1997 dans la grande ville de Luang Prabang. Il devait parcourir 5 heures dans la jungle et 2 heures de voiture avant d’atteindre la civilisation. Environ 75 familles résident dans ce village. Qui est beaucoup plus organisé que le village Hmong que nous avons rencontré auparavant. Un conseil de bande, une résidence pour les voyageurs désirant séjourner parmi eux et un magasin de fortune où l’on peut se procurer un pepsi bien chaud. Des gens nous saluent timidement pendant que les 2 couples qui m’accompagnent discutent, les minutes s’envolent et la pluie nous menace de plus en plus.
On continue vers la rivière , la pluie commence et arrête aussitôt, mais le sentier est maintenant boueux et très glissant. Mes sandales de caoutchouc menacent de me projeter directement dans la boue.1 heures de glisser retenues à travers la jungle les rizière et le brulis pour enfin atteindre notre bateau le pilote sort d’une maison de bambou avec sa guitare et en profite pour nous jouer une petite chanson. Le bateau nous traverse de l’autre côté de la rivière et nous sommes de retour à l’Elephant Village. Les éléphants sont maintenant dans leur quartier pour un repos bien mérité. Une autre demi-heure pour retourner vers mon hôtel mangé et me doucher ce soir le sommeil sera très apprécié. Ah oui! j’allais oublier en allant dans la douche je passe devant un miroir et je m’aperçois que mes amis coiffeur m’ont fait la pire coupe de cheveux de cancéreux. Je commence a comprendre pourquoi les gens me regardais d’une drôle de façon à l’Éléphant village. Je voue en doit une mes salopards…
pour plus d’information visiter les sites suivant:
Tiger Trails
Eléphant Village
Le Laos s’ouvre mais la peur de perdre son âme est présente
À la maison les esprits s’échauffent la femme de mon frère n’est vraiment plus amical, un rien prend des proportions démesurées. Je décide de prendre le large et visiter un des nombreux guesthouse de Ventiane pour calmer le jeu et voir ce qui s’y passe. Au Laos et spécialement dans la capitale, il y des centaines de guesthouses dont la majorité est fréquentée par des Lao. Comme d’habitude, votre humble serviteur en profite encore pour voyager autrement et s’éloigne des réseaux fréquentés par les touristes étrangers. La plupart de ses établissements louent des chambres ordinaires avec ventilateur pour un maigre 50 000 kips (6 $) pour une nuit et surement un montant inférieur pour une courte durée. Des filles qu’on qualifierait de prostituer en Amérique y réside pour avoir un endroit loin des regards pour pratiquer leur petit gagne-pain. Ses travailleuses indépendantes, sans instruction, avec des enfants à nourrir ou des familles dans le besoin trouvent une alternative au petit travail qui leur est proposée. Des salaires à moins de 100 $ par mois pour 10 heures de travail 6 jours sur 7.
Les couples vont et viennent à vitesse accélérer. Parfois, 10 minutes suffisent. Les filles se cachent sous leur capuchon ou leur casque de moto pour ne pas être reconnues. Il faut comprendre qu’au Laos la plupart des gens vivent dans des maisons ou des appartements de petite dimension pour des familles élargies de près de 10 personnes. L’intimité y est presque inexistante. Il est aussi interdit par la loi d’avoir des relations sexuelles avant le mariage. Il y a deux ans j’habitais un petit appartement ordinaire près du marché chinois et la police débarquait sans avertissement après 11 heures pour vérifier s’il y avait des couples sans papier officiel.
Au Laos c’est contre la loi pour une femme Lao d’avoir du sexe ou de coucher sous le même toit d’un homme qui n’est pas son mari ou un membre de sa famille immédiate. Rarement, la police débarque dans les hôtels et les guesthouse pour vérifier, mais ceci s’applique partout sans exception. Les coins plus touristiques comme le bord du Mékong où Vang Vieng bénéficie d’une zone grise, car les touristes rapportent beaucoup d’argent dans l’économie.
J’ai déjà eu d’ailleurs certains petits problèmes avec cette loi. J’étais avec ma copine de l’époque en train de parler dans le parking en face du célèbre temple That Luang passé 23:00. Deux individus s’approchèrent de nous en moto pour nous demander de les suivent au poste de police le plus près. Je me suis dit il n’est pas question que je suis des étrangers sans uniforme ou pièce officielle vers le poste de police. J’ai tenté de convaincre ma copine de ne pas les suivent, mais ils avaient déjà saisie son téléphone et elle me rassura en me disant qu’il n’y avait aucun danger. Arrivé au poste de police de fortune, j’aperçois un policier endormi sur un lit de bambou pas d’ordinateur et une veille machine à écrire. Le policier responsable commence à écrire un rapport de 2 pages en Lao que je ne peux comprendre. Les autres policiers semblent regarder en se disant non, mais il graisse épais celui-là. J’essaie de lui expliquer que je ne veux pas de problème et que nous ne faisions rien de mal. Ma copine me dit de garder mon calme, car la situation ne va que s’aggraver. Le chef se pointe vers les 1:00 am à moitié endormie décidément il n’entend pas à rire. Il ressemble à un méchant vietkong comme dans les films de Rambo. Il m’explique que d’habitude il ferme les yeux sur ce genre d’événement, mais que j’étais en face du parlement et non dans la zone touristique. Ma copine va réveiller mon frère et sa femme. Oh non pas ça! je retourne à la maison et ils finissent par payer 10 $ pour acheter le silence. Une vraie bonne frousse!
Les résidents étrangers doivent être avisés du fait que les familles peuvent causer des problèmes, forcer le mariage ou une compensation financière pour avoir eu des relations sexuelles avec leur fille. Les autorités officielles entameront des procédures judiciaires si on leur demande. En général qu’est-ce qui se passe discrètement derrière les portes closes ne représente aucun grand intérêt pour personne.
Selon le site de l’ambassade américaine :
Les relations avec les citoyens Lao sont prohibées de tout contact sexuel entre les citoyens étrangers et les citoyens Lao excepté si les deux personnes impliquées sont marriers selon la loi familiale Lao. Tout étranger qui engage des relations sexuelles non approuvées avec un citoyen Lao risque d’être interrogé, détenu, arrêté ou expulsé. La police Lao a confisqué des passeports et imposé des amendes jusqu’à 5,000 $. Les citoyens Lao s’exposent à la prison sans jugement. Par contre plus le pays s’ouvre, au touriste plus il s’expose, aux problèmes des gens pauvres qui essaient de gagner l’argent des étrangers. La Thaïlande et les pays voisins profitent grandement des retombés du tourisme sexuel et le Laos n’y échappe pas non plus. Beaucoup des travailleuses du sexe de la Thaïlande viennent du nord ou du Laos. Alors, pourquoi pas fermer les yeux et garder les filles et l’argent ici. Garder la tradition et ses modèles et s’ouvrir aux tourismes n’est pas une mince affaire.
Publicité de beerlao SEA Laos
Le partner officiel des 25 ièmes jeux du Sud-Est asiatique qui on lieu à Ventiane au Laos du 9 au 18 décembre 2009…dommage que je n’y serai pas encore..prenez-en une à ma santé!
This year Beerlao and Tigerhead Drinking Water are the Official Partners of 25th SEA Games which will be held in Vientiane from 9 – 18 Dec ’09. Come and Cheer for Laos together!!!
Vang Vieng
mai 20, 2009 by bob
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Langue
mai 7, 2009 by bob
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