Tout ce qui est amusant et utile pour habiter ou voyager en Asie


Retour vers le plus dur!

juillet 30, 2010 by  
Filed under Laos, News, Thailande

Goodbye my love!

Goodbye my love!

Le temps s’écoule rapidement malgré la lenteur de la vie en Asie déjà 6 mois de voyage parti en fumée. C’est l’heure des adieux déchirants, tout le staff, shampoo, Dima et mon nouvel amour Pearlyn me font une dernière bise ou une accolade avant le grand départ. C’est fou comment en une semaine ou un mois on peut devenir proche de gens qui étaient de parfait inconnus auparavant.

Dans le camion avec mes nouveaux amis qui m’escortent vers la gare d’autobus Dima demande à voir mon passeport. Il le cache et il dit : « non Bobby, Bobby tu reste ici avec nous». Hey! niaise-moi pas je veux pas manquer mon avion. Rusé ce sacré russe.

Je vais au guichet pour acheter mon billet d’autobus, mais le bus VIP est malheureusement complet. Je dois prendre le prochain bus public qui arrête dans plusieurs villages et prends parfois deux heures de plus. Je vais vivre l’expérience Lao jusqu’à la toute fin. Shampoo tout de suite de pensée. On a une heure avant ton départ. Allons boire de la bière au bar vietnamien d’en face. Des lanternes, un porc grillant sur le charbon de bois sur le trottoir et du karaoké confirment l’origine de ses propriétaires.

Une heure de sursis a se fendre la gueule, voir les steppettes de danse de Dima et a boire mes dernières Beerlao. On me laisse à la gare d’autobus, mais semble-t-il que le bus public ne partira pas, car il n’y pas le nombre de passagers requis. Mes accompagnateurs me souhaitent, bonne chance, on promet, de se revoir, de se donner des nouvelles et ils disparaissent dans la moiteur des rues de Luang Prabang. Je cherche une solution à mon problème. Un français et sa copine Lao dans la même merde que moi arrêtent un autobus venu du nord. Il possède des sièges de libre alléluia nous sommes sauvés.

- Le bus conduit à pleins gaz et on arrive en un peu plus de 8 heures beaucoup mieux que le 12 heures habituel.

- Arrivé à Ventiane, je marche plus loin et je me rancarde un tuk tuk.

-Il prend d’autres passagers, fais le tour de la ville et une fois une fois devant la grande maison de mon frère le chauffeur ne veut pas baisser son prix.

- Le chauffeur est près de verser une larme. OK! 35 000 kips (4.50$). j’haie le tuk tuk de Ventiane toujours en train d’essayer de nous saigner a blanc. Au moins le triple d’un habitant local.

- Je retrouve mon frère, sa femme, la famille et les enfants pour l’instant de quelques heures

- Fatigué, épuisé de ce voyage d’autobus inconfortable j’essaie de dormir, mais en vain.

- On regarde les nouvelles télévisées en provenance du Canada, c’est semble-t-il la canicule, quoi 2 jours de 30 degrés et c’est l’hystérie générale

Vientiane bus station

- On donne des conseils comment survivre à cette température.vraiment une belle société nivelée par le bas et régie par la peur.

- Mon frère vient me porter à l’arrêt d’autobus près du marché du matin de Ventiane, les chauffeurs de tuktuk voyant mon gros sac à dos nous sollicitent avec enthousiasme.

- Je dis au revoir à mon frère. Je vais prendre l’autobus, au moins on est sur du prix qu’on aura à payer.

- J’achète mon billet pour la frontière pour la modique somme de 15 000 kips, un peu moins de 2 dollars (15000 kips).

- Je me réalise une fois assis dans le bus que je ne suis pas dans le bon véhicule. Je sors à toute vitesse. Mon sac est coincé au fond de la soute à bagages.

lao_flag

- On arrive à la frontière Lao, j’attends mes bagages, mais cette fois il reste dans le bus le temps qu’on traverse la frontière

- Je veux échanger mes kips en baht ou en US au comptoir d’échange Lao, car en dehors du pays je ne pourrais plus rien faire avec cette devise, mais les autres passagers se dirigent rapidement vers le poste de douane et je ne veux pas manquer le bus et perdre mon sac

- Le douanier regarde mon passeport et mon fameux liquid paper, sort de sa cabine pour aller le contrôler. Il revient et fini par étamper et me laisser sortir…fiouf j’ai eu chaud!

- C’est la première et la dernière fois qu’on applique du liquid paper dans mon passeport, car la prochaine fois on me collera une amende ou pire la prison.

- Je vais enfin changer mes kips en baht rapidement.

- L’autobus traverse la frontière thaïlandaise, cette fois-ci on passe assez rapidement.

- Première fois que je vois une fouille de bagage en Thaïlande, mais seulement pour les Thaïs, surement des conséquences des manifestations des chandails rouges.

- On attend dans le bus, pas évident de rassembler 90 personnes après le contrôle et passage de 2 postes frontaliers

TAXI @ Thai Festival #1

- Les minutes s’envolent, je m’impatiente, il me reste à peine plus d’une heure pour me rendre à la gare et pour acheter mon billet de train. Je n’ai pas envie de le maquer ou de finir toute la nuit assis à trois sur un étroit banc de bois.

-Tout le monde fini par revenir à sa place, on repart, mais comble du malheur c’est l’heure de pointe à travers un chantier routier, mais pourquoi tous ses obstacles.

-J’arrive à la gare saute en vitesse dans un jumbo. vite à la gare s.v.p.!

- Le chauffeur se moque un peu de moi, pourquoi venir à nong Khai la gare est juste a cotés du poste frontière. Tu as fait tout ce chemin pour rien. Oui, c’est mon erreur il faut demander un billet pour le friendship bridge et prendre une moto taxi de la frontière Thai. C’est beaucoup plus rapide et on n’a pas à attendre que les autres retournent des postes frontière.

- Il ne reste que des places dans les wagons-lits climatisés pour 570 bath soit près de 20 dollars pas problème donnez moi en un.
horraire et tarif des train de Thailande

- Des gens sympathiques sont assis près de moi un irlandais professeur d’anglais à Bangkok depuis 7 ans et sa blonde thai

- On cuve quelques bières achetées au marché de la station avant notre départ

3rd Class Train Travel, Thailand

- Curieusement cette fois il n’y pas de vendeur itinérant qui nous offre, eau, Pepsi ou encore de la bonne

- Des patrouilles militaires ne cessent de passer dans le wagon contrôlant les passagers, j’ai aussi remarqué que les portes entre chaque wagon sont fermées encore un compliments des chandails rouges encore je suppose.

- On se rend au wagon-restaurant ou fumer est toléré contrairement au reste du train.

- Les policiers et les militaires sortent du wagon situé à l’arrière et semble quelque peu amoché par la boisson.

- Je demande l’addition, oh my buddha la dernière fois j’avais payer dans les environs de 60 bahts (2 $) la grosse bière la c’est 130 bahts (4,33 $) la facture est salé. Je proteste un peu, mais je finis par régler l’addition

- Un peu plus tard. L’Irlandais est complètement saoul et il tombe sur le plancher du wagon, je le relève tant bien que mal. Il dit paie l’addition pas de problème je te le remets au wagon. je paie en rouspétant un peu

- Plus tard l’addition finale arrive, c’est la total la facture est salé je fulmine un peu, l’irlandais chancelant dit c’est OK, je dis ne t’inquiète pas. J’argumente, mais on menace de faire venir la police. Je paie et on se casse vers notre lointain wagon.

- L’irlandais insiste pour finir sa bière je la verse dans le lavabo et lui dit : « non t’en pas vraiment plus de besoin, c’est assez… ».

- Je me couche dans mon lit climatisé, je me réveil au petit matin le train est maintenant dans l’éternelle banlieue de Bangkok -L’irlandais file à l’anglaise sans me rendre mon argent ou m’inviter chez lui…beau moron… à suivre

Itinéraire de retour express, Laos vers Bangkok

juillet 28, 2010 by  
Filed under Laos, News, Thailande

laos on the river

laos on the river

Je me fais un itinéraire pour être sûr d’être à temps à l’aéroport de Bangkok le 8 juillet au matin. À partir d’ici, c’est plus de mille kilomètres à parcourir en peu de temps dans des conditions pas très confortables. Que voulez-vous? L’avion du Laos vers les autres destinations est cher donc pas dans mon budget de retour.

  • 5 juillet bus de nuit de Luang Prabang à Ventiane 140 000 kip 17,50 $
  • 6 juillet – Traversé le Friendship Bridge 15 000 kips 2 $
  • tuk tuk à la gare de train 60 bahts 2 $
  • Prendre le train vers 18:20 de Nong khai vers Bangkok 500 bahts 15 $
  • 7 juillet – Aller l’aéroport vers 21:00 attendre pour mon avion le matin 300 baht 10 $

  • Arrivé vers les 7 heures du matin. je vais, mettre mon sac en consigne, à la gare explorer la ville et me rendre à l’aéroport vers 21 h

    Je dois finir le site web et le dépliant promotionnel de shampoo avant de quitter Luang Prabang. Je mets les bouchées doubles et j’arrive à terminer à peu de détail près l’ensemble des projets. Merci! à Pearlyn pour la correction de mon anglais qui n’est pas parfait. M. shampoo et moi somme vraiment satisfait de la copie imprimé de son nouveau dépliant publicitaire. Beaucoup plus professionnel que son cahier promotionnel précédent.

    Je n’ai plus un instant à perdre. Je dois aller à la banque chercher mon argent via la cie Western Union pour couvrir mes frais de déplacement jusqu’à l’aéroport de Bangkok en Thaïlande. Je laisse mon ordinateur au soin d’un jeune Français qui m’avait demandé de l’utiliser quelques minutes auparavant.

    J’arrive au comptoir Western Union situé à 10 minutes de marche de l’hostel. La préposée au comptoir me fait signe d’attendre, car le réseau informatique est en panne. Le temps passe, les clients s’accumulent, rien ne semble fonctionner, mais tout le monde garde son calme. Les minutes sont longues et interminables. J’aperçois une lao recevoir deux briques de kip de 15 centimètres qu’elle doit soigneusement disposer dans son gigantesque sac à main. Surement l’équivalent d’environ 2000 $. imaginer si c’était comme ça en Amérique on aurais besoins de porte-feuilles roulant. Une heure plus tard, on me remet mon 1 800 000 kips et je peux enfin revenir vers l’hôtel avec une de mes nombreuses étapes de retour réaliser.

    Je reviens, comble du malheur mon ordinateur est planté et refuse de repartir. Oh non toute mes fichiers, mes informations, le temps sera long sans lui. Comment pourrai-je écrire de mes nouvelles et fixer mon retour? Je vais composer avec cela pour la suite….

    Choisir entre partir ou rester au Laos

    juillet 21, 2010 by  
    Filed under Laos, News

    Luang Prabang backpacker hostel

    Luang Prabang backpacker hostel

    Il est 19 h 30, je vais avec Shampoo dans le camion de l’hôtel pour aller chercher deux clients à l’aéroport international de Luang Prabang. Un petit aéroport fonctionnel, mais pas ultra moderne. On attend une trentaine de minutes et une quinzaine de passagers débarque. C’est un minibus ou un avion? Shampoo offre un transport à des voyageurs qui ne savent pas encore où aller. On retourne vers l’hostel avec 5 clients au lieu des 2 prévues initialement. Bravo Monsieur Shampoo votre hôtel et la preuve qu’avec un peu d’effort, de bons prix, des activités et le sourire on peut réussir a s’attirer des clients qui repartent heureux.

    Après ma rencontre avec tiger Trails me confirmant qu’il n’y avait pas de poste ouvert avant au moins deux mois. Je commence à penser à retourner chez moi au Canada pour mieux revenir. Mon compte de banque est dans le rouge, mon passeport est presque plein (il ne me reste que 2 pages vierges) et au Canada c’est l’été et il fait chaud. Bref, tout à présent me pousse à partir. C’est avec un pincement au coeur que je me résigne à abandonner une fois de plus mon projet de résider en permanence en Asie du Sud-est. Un emploi m’attend déjà là-bas au pays et il sera plus facile de travailler avec mon partenaire de façon efficace. Préparer de meilleurs plans d’opération et de communication ma prochaine visite en Asie.

    Enfin une bonne nouvelle, Shampoo me propose de travailler avec lui sur la promotion de son hôtel et sa compagnie de trekkings Southeastasiabackpackers.com à mon retour du Canada dans 6 mois. Il ne peut m’offrir une fortune en salaire, mais un endroit pour rester, un visa et un permis de travail ce qui m’éviterait de m’affoler a tous les mois avec les satanés visas.

    Laos

    Parlant d’« overstay » je me rends au petit poste d’immigration pour ajouter 10 jours à mon visa. Ici, on a besoin du grand visa autocollant le premier mois et l’on a le droit de le faire étamper 2 fois pour une durée d’un mois avant de ressortir du pays pour obtenir un nouveau visa officiel. Le poste est minuscule et il est ouvert de 10 à 12 et de 14 heures à 16 heures. Il est un quartier général de police et d’immigration. En y allant avant sa date d’expiration on paie 2 $ par jours au lieu de 10 $ d’amendes par jours alors n’oublier pas de vérifier vos dates d’expiration de visa. Ça vous évitera des problèmes et de jeter votre argent à la poubelle. Un douanier-policier est au comptoir, car à Luang Prabang les policiers et les militaires peuvent cumuler plusieurs titres à la fois. Je lui demande une extension de 10 jours. Il regarde mon passeport et il me dit : « il ne te reste pas beaucoup de place ». Il sort du « Liquid paper », je lui dis : « oh non il reste deux autres pages au début ». C’est peine perdue il s’exécute et change les dates de mon extension de visa précédente en moins de 2. Il me fait voir mon passeport, le travail est bien fait, mais je lui demande : « vous êtes sûr que je n’aurais pas de problème en sortant du pays ». Il m’assure que non. Je me dis que je n’ai pas le choix et que les douaniers de la frontière devraient comprendre, car c’est une étampe du poste spécial de Luang Prabang.

    Mon billet d’avion est presque confirmé pour le début juillet. Mon idée est de sortir en Thaïlande pour éviter un « overstay » au Laos de nouveau… visiter Chiang Mai, car je n’ai jamais vu cette ville mythique semble-t-il? Après je prendrai le train vers Bangkok pour la somme de 413 bahts (14 $) ou l’avion pour la modique somme de 1300 bahts (44 $). Je vérifie les hôtels sur hostelworld.com. Un bon moyen pour se dénicher un hôtel pas cher, tout en vérifiant le pourcentage de satisfaction et les critiques des voyageurs qui y ont séjourné.

    29 juillet je reçois un email de mon partenaire me confirmant mon billet de retour à partir de Bangkok le 8 juillet a 5 h 40 pour la somme de 1200 $ canadien pour retourner directement a Québec. Le temps passe vite et je dois prévoir mon itinéraire et les couts pour être sûr de ne pas rater mon avion. Déjà près de 30 jours que j’attends ma nouvelle carte ATM. Elle est officiellement perdue quelque part dans les abysses administratifs.

    Trekking avec et sans éléphant au laos

    juillet 18, 2010 by  
    Filed under Critiques, Laos, News

    Luang Prabang trekking with elephant

    Je me réveille encore étourdi de la soirée BBQ champêtre bien arrosée à regarder la coupe du monde. J’en ai profité pour demander à mes nouveaux amis américains et néerlandais de me couper les cheveux avec de vulgaires ciseaux de bureau. Content du travail de mes collègues et appuyé par leur sourire de satisfaction, je vais d’un pas chancelant me reposer dans les bras de Morphée. J’ouvre les yeux, oh non! l’horloge me projette en dehors de mon lit a toute vitesse, J’ai à peine le temps d’avaler un café avant de me rendre chez Tiger Trails ou le camion taxi doit partir. J’arrive juste à temps, 8 h 30 pour le départ. On prend les autres clients a leur hôtel et l’on est partie pour 30 minutes sur un chemin de campagne accidenté et poussiéreux vers Ban xieng Lom ou l’éléphant Village est établis au bord de la rivière Nam Khan.

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    L’endroit est magnifique, l’architecture des bâtiments est un mélange de moderne, de bois précieux et de lao traditionnel. Les aires de repos situé en face de la rivière sont une invitation à un succulent repas avec un superbe panorama sur la rivière et les montagnes environnantes. Le tout préparé au restaurant situé juste à côté.

    Ce projet aide à protéger les éléphants et à donner des emplois aux habitants des villages défavorisés des environs. Il offre une demeure confortable, une saine nutrition et un suivi vétérinaire à tous ses résidants. En fait, c’est un bon moyen pour découvrir les éléphants, les montagnes, la faune et la flore du nord du Laos tout en aidant une équipe dévouée à développer des solutions durables pour les pachydermes et les communautés environnantes.

    Un « briefing » avant le départ et des panneaux explicatifs nous introduisent à la réalité présente et aux passés tumultueux des éléphants du Laos. L’endroit possède 9 éléphants, dont un plus jeune, qu’on peut monter seul après un petit cours de conduite de base. Les gens sont sympathiques et passionnés par leur métier. L’endroit est bien tenu et les éléphants évoluent dans un environnement sur mesure pour leur bien-être. C’est impressionnant de voir de si grosses bêtes dresser à obéir à de si petits humains.

    On attend le retour du trekking sur éléphant des autres membres de mon groupe qui dure environ une heure à travers la jungle et se termine par un bain avec les mastodontes dans la rivière.

    On prend quelques provisions des bouteilles d’eau et nous sommes prêts pour le Trekk. 30 min de bateau sur la rivière où l’on rencontre des pêcheurs, des gamins qui prennent un bain, des villages aux maisons tressées de bambou et des buffles d’eau qui se rafraichissent. Un vrai voyage dans le passé ancestral loin de notre société de surconsommation.

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    On arrive enfin au départ de notre trekking. On traverse la principale ville de ce coin de jungle, un minuscule centre-ville où les maisons de paille côtoient les lignes électriques et les antennes de télé satellite dans une parfaite symphonie d’anachronisme.

    On parcourt de beaux sentiers pédestres pas trop accidentés. On entre dans le coeur des montagnes qu’on peut apercevoir de très loin sur la route sinueuse entre Vang Vieng et Luang Prabang. On peut y voir de superbes paysages montagneux, des rizières sauvages où les femmes travaillent d’arrache-pied avec des instruments de fortune. Le trekking est un bon moyen de faire le grand vide, le plein de culture et de rester en forme.

    hat.jpg

    On monte et l’on monte, on semble avoir gravis toute la montagne, mais non encore une autre pente abrupte se présente devant nous. Le soleil à son zénith rend l’ascension encore plus difficile. J’arrive enfin à l’abri au toit de paille. Je m’assois à la table et j’attends les autres. Mon gilet est détrempé comme si j’étais tombé dans une rivière. On casse la croute, on souffle un peu et il est déjà passé midi et je n’ai rien avalé ce matin mis à part un café. À peine, j’ai mordu dans mon sandwich que j’entends mon moteur digestif se mettre en branle. En moins d’une minute, mon repas est déjà du passé. Complètement consumé dans mon système digestif.

    On rejoint un petit village qui selon mon guide a une population d’une cinquantaine de résidents. Des maisons rudimentaires faites de feuilles et de bambou. Un Hmong prend sa douche au puits commun et les enfants nous saluent timidement. On se contente de regarder leur quotidien en passant discrètement dans leur village pour ne pas perturber leurs activités. De toute manière, on se sent voyeur et on n’a pas le gout de s’aventurer plus loin.

    On continue vers le lit d’une petite rivière, on rencontre des buffles d’eau dans un enclos dissimulé en pleine jungle. La température est suffocante. Nous profitons des plantes à grande feuille pour nous faire des chapeaux quoi de plus écologique et vert?

    On stop a une table de maison en bois tressé pour un gouter. Une femme court après ses chèvres dans la montagne. Un sac de tabac traine sur la table. Des feuilles de papier lettre font office de papier à rouler. Quelque chose me dit que ça ne doit être des plus santé. Une radio joue en arrière-plan. Surement alimenté par des piles, car il n’y pas d’électricité ici. On repart pour rejoindre le village Khmu à 30 minutes de marche à travers les sentiers montagneux.

    Mon guide qui est d’origine Khmu me renseigne sur les différences qui existent entre le peuple khmu et le peuple Hmong les 2 principales tribus des montagnes du Laos. Il est venu étudier en 1997 dans la grande ville de Luang Prabang. Il devait parcourir 5 heures dans la jungle et 2 heures de voiture avant d’atteindre la civilisation. Environ 75 familles résident dans ce village. Qui est beaucoup plus organisé que le village Hmong que nous avons rencontré auparavant. Un conseil de bande, une résidence pour les voyageurs désirant séjourner parmi eux et un magasin de fortune où l’on peut se procurer un pepsi bien chaud. Des gens nous saluent timidement pendant que les 2 couples qui m’accompagnent discutent, les minutes s’envolent et la pluie nous menace de plus en plus.

    On continue vers la rivière , la pluie commence et arrête aussitôt, mais le sentier est maintenant boueux et très glissant. Mes sandales de caoutchouc menacent de me projeter directement dans la boue.1 heures de glisser retenues à travers la jungle les rizière et le brulis pour enfin atteindre notre bateau le pilote sort d’une maison de bambou avec sa guitare et en profite pour nous jouer une petite chanson. Le bateau nous traverse de l’autre côté de la rivière et nous sommes de retour à l’Elephant Village. Les éléphants sont maintenant dans leur quartier pour un repos bien mérité. Une autre demi-heure pour retourner vers mon hôtel mangé et me doucher ce soir le sommeil sera très apprécié. Ah oui! j’allais oublier en allant dans la douche je passe devant un miroir et je m’aperçois que mes amis coiffeur m’ont fait la pire coupe de cheveux de cancéreux. Je commence a comprendre pourquoi les gens me regardais d’une drôle de façon à l’Éléphant village. Je voue en doit une mes salopards… :)

    pour plus d’information visiter les sites suivant:
    Tiger Trails
    Eléphant Village

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